Des MBA de plus en plus globaux

  • Português
  • English
  • Posted on April 27, 2011


    Par Gaëlle Ginibrière

    Après HEC et l’Insead, EM Lyon, l’Essec ou l’IAE de Grenoble lancent des programmes itinérants.

    Jusqu’ici formations internationales par excellence, les MBA se veulent désormais globaux. HEC et l’Insead avaient lancé le mouvement pour la France. La première école propose depuis onze ans son Trium Global Executive MBA, dédié aux enjeux de la globalisation. Un programme conjoint avec New York University et London School of Economics qui vise des participants à très hauts potentiels dont la moyenne d’âge tourne autour de 40 ans. Quant à la seconde, elle a baptisé son programme Executive Global Executive MBA dès juillet 2007, lorsque les participants ont pu suivre le programme sur les trois campus de l’école à Fontainebleau, Singapour et Abu Dhabi.

    Ces derniers mois, les Global MBA se sont multipliés. C’est ainsi qu’EM Lyon complète son offre MBA d’un Global Executive MBA, qui ouvre ses portes en octobre 2011 aux dirigeants ayant des ambitions internationales. Et que l’Essec annonce pour septembre 2011 un Global MBA ayant pour ambition de former des managers aux enjeux économiques à venir, maîtrisant aussi bien la culture économique des pays développés que des pays émergents.

    Intégrer différentes cultures

    Principes de ces formations? Proposer un cursus itinérant dans différents continents, tels que le Global Partners MBA de l’IAE (Institut d’administration des entreprises) de Paris, Georgia State University et Coppead Institute à Rio de Janeiro: le programme de quatorze mois emmène les étudiants six mois à Atlanta, un mois et demi en France, autant au Brésil, puis deux semaines en Chine, auxquels s’ajoute une période de stage. C’est cette même logique de partenariats qu’a privilégiée l’IAE de Grenoble pour le nouveau parcours Global Executive MBA qu’il lance en septembre 2011 avec une université de Shanghaï et l’université de Sao Paolo. «Le développement de Global MBA n’est pas un simple phénomène de mode, mais correspond à une vraie demande de la part des entreprises pour former des managers à une économie globale. Ce type de programme immerge les participants dans différents environnements et leur permet de s’imprégner des différentes cultures des affaires dans les différents pays à travers les cours, mais aussi des visites d’entreprises, des rencontres avec des professionnels», assure Frédéric Bertrand, responsable du Global Executive MBA de l’IAE de Grenoble.

    Directeur de Darden School of Business à l’université de Virginie aux États-Unis, Robert Bruner a présidé un groupe de travail de l’AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business – une association américaine qui compte 620 institutions membres) sur les business schools face à la mondialisation. «Si la globalisation est une force de changement, comme nous le constatons dans le rapport que nous avons publié en février, le contenu global des MBA doit être davantage présent. Ce qui n’est pas encore suffisamment le cas», souligne-t-il. Son établissement a lui-même lancé un Global MBA for Executives dont la première promotion démarre en août. «Six séminaires de deux semaines chacun (en Virginie, à Washington, à Sao Paolo, à Shanghaï ou Pékin, à Paris et à New Delhi ou Madras) composent le programme. Il s’agit à la fois d’ouvrir les étudiants à la façon de faire du business dans le monde et de les aider à développer leur réseau à l’échelle de plusieurs continents», poursuit Robert Bruner.

    LIRE AUSSI :

    » Cinq questions à se poser avant de choisir un MBA

    » MBA : un marché en mutation

    » Un MBA international à Berlin

    Le Figaro/AC



    Rio Negócios Newsletter

    Cadastre-se e receba mensalmente as principais novidades em seu email

    Quero receber o Newsletter